Heid du Moulin, 9 -- -B-4122 Plainevaux
info@coregane.org

Chamanisme - introduction

Le Chamanisme, présent chez tous les peuples de la Terre, remonte à 30 000 ans avant notre ère. Il constitue donc le plus ancien héritage spirituel de l'humanité. Les sociétés traditionnelles ont su préserver son enseignement basé sur l'observation de la nature et de tout ce qui existe sur la Terre (les êtres humains, les mondes animal, végétal et minéral). Tous les peuples primitifs ont la conscience que nous sommes inter-reliés à tout ce qui existe.
Les sociétés occidentales et asiatiques ont par contre développé une approche très intellectuelle de la spiritualité. La civilisation moderne nous a éloigné et déconnecté de notre lien à tout ce qui vit.
Aujourd'hui, le chamanisme refait surface après avoir été ignoré durant deux mille ans sur notre continent. Les consciences s'élargissent et le public en quête de mieux être, de nature et de reconnexion à ses propres racines redécouvre le chamanisme.
Outre l'intérêt qu'il peut représenter sur le plan spirituel, le chamanisme nous offre une vision radicalement différente de la santé, en lien avec la circulation libre et fluide de l'énergie de Vie dont est constitué l'univers.

Les Chamans et leurs pouvoirs - interview de Philippe Lenaif sur Sud Radio

Interview réalisée par Louis Benhedi sur Sud Radio, dans l'émision "Les Aventuriers de l'étrange ", le 29 septembre 2007, à l'occasion de la sortie de "J'ai dansé avec mon ombre".

Philippe Lenaif sur Sud Radio Les Chamans & leurs Pouvoirs

Mini-atelier de travail énergétique chamanique

Introduction
Après un grave accident de ski le menant droit vers la paralysie, Philippe Lenaif entame un parcours initiatique à la reconquête de sa santé qu'il redécouvre alors sous un tout autre aspect, comme il le décrit dans son livre "Naissance d'un chaman" (dont voici deux extraits)...

...ainsi que dans l'interview donné au Centre 77 à l'occasion de la parution du journal Aksanti n°1 :

Les mini-ateliers sont indiqués pour des personnes ayant déjà entamé un chemin de transformation individuelle et désirant allez plus en profondeur dans l'inconscient.
Bien qu'il soit question sur cette page de chamanisme, il n'y a au cours des séances ni folklore, ni tambour, ni grigri, ni nettoyage à la sauge.....
Le travail proposé s'adresse à des personnes responsables en quête de libération de leurs émotions refoulées (non aux curieux avides d'exotisme).

Les mini-ateliers ont lieu sur rendez-vous uniquement :
- soit au Centre 77 asbl à Soignies (contact : info@centre77.org);
- soit chez Coregane asbl à Plainevaux (contact : info@coregane.org).

Chamanisme et développement personnel

Voir la page Processus Rituael.

Chamanisme versus psychothérapie (journal Aksanti n°2 mars 2006)

Pendant une dizaine d’année, j’ai travaillé comme psychothérapeute avec comme outil de base la PNL et l’hypnose éricksonienne, et avec comme toile de fond une expérience personnelle en psychanalyse et une certaine connaissance théorique des approches freudienne et jungienne.
Au bout de dix ans, j’ai mis fin à cette forme d’aide parce que je me rendais compte que l’essentiel de l’entrevue consistait en une joute verbale avec les résistances des patients, qui systématiquement viennent en entretien avec une pancarte au cou devant disant: «Aidez-moi à changer...» et une derrière précisant « … en ne bougeant à rien!».
C’était très consommateur d’énergie psychique et peu productif. Par ailleurs, les résultats obtenus m’apparaissaient toujours superficiels et décevants.
Mon parcours personnel m’ayant amené à développer une médiumnité de type chamanique ainsi qu’un rapport très particulier à l’énergétique, notamment celle ayant trait aux émotions refoulées et cristallisées dans les tissus, j’ai fini par utiliser cette capacité pour «lire» l’histoire de la personne à partir des informations contenues dans sa mémoire cellulaire ; il m’apparut vite que cette histoire-là était sensiblement différente de celle racontée par le patient, et de loin bien plus authentique.
Etonnamment, il n’y eut plus de joute verbale, et plus de résistance dans la relation thérapeute-patient.

Prenons un exemple : vous êtes jeune, vous êtes emballé et rêveur à l’idée de rejoindre votre meilleur ami pour un moment de détente lorsque, perdu dans vos pensées, vous vous faites violemment agresser par un chien.
Bien des années après, le choc ayant été particulièrement traumatisant, vous pouvez avoir refoulé une part de l’événement – à savoir l’attaque du chien - et il ne reste de conscient qu’une croyance : être perdu dans sa rêverie est dangereux. Vous n’allez donc plus rêver, être créatif et insouciant dans votre vie.
Si l’évènement a été traumatisant au point d’être refoulé et oblitéré de votre conscience, c’est qu’une part d’émotions n’a pu être libérée à l’époque et se retrouve stockée, cristallisée, quelque part dans votre corps. Si à l’époque vous avez échoué dans l’expression de ces émotions qui auraient dissipé l’énergie, il n’y a pas de raison que vous pensiez pouvoir faire mieux aujourd’hui. Inconsciemment, vous allez donc tout faire pour éviter d’y retourner. Et donc jouer au chat et à la souris avec votre thérapeute pour éviter qu’il vous y ramène.
Par ailleurs, même si votre psychothérapie est un succès et que vous réhabilitez votre droit à rêver, ce n’est pas pour autant que l’énergie cristallisée de vos émotions refoulées se sera dissipée. Vous pourrez ainsi croire que tout est en ordre, et malgré tout avoir l’impression que « quelque chose ne va pas ».
En cours de consultation, en « lisant » énergétiquement votre corps (cela se fait en état de conscience modifié de type transe chamanique), l’histoire de tous vos refoulements va m’être contée. Je vais tomber sur votre traumatisme du chien, et en ravivant la mémoire, faire remonter l’émotion et vous inviter à la libérer. Une fois que c’est fait, non seulement votre peur « sans raison » (apparente) des chiens disparaît, mais vous vous retrouvez à rêver comme avant votre traumatisme.

Pour moi, un système de croyances n’a pas d’existence concrète. C’est quelque chose d’abstrait et de subjectif (mais ça peut tout à fait vous empoisonner l’existence). Il s’élabore notamment suite à des événements mal vécus, dont la première incidence est un refoulement d’émotions. En même temps que des émotions sont refoulées, il est donné un sens, des valeurs aux événements, qui aboutissent à l’élaboration d’une ou des croyances. Travailler sur le système de croyances, c’est tenter une réparation à des lieues de la cause, c’est faire des aménagements dans un édifice dont les problèmes trouvent leur origine dans les fondations. Alors que libérer enfin l’énergie des émotions refoulées, c’est comme enlever les fondations : l’édifice des croyances limitantes disparaît de lui-même, en même temps que se dissipe l’énergie. Le patient se surprend subitement à avoir de nouveau des comportements spontanés, légers, qui sont le reflet de ses potentiels d’avant l’événement traumatique. C’est extrêmement naturel et écologique.

Grâce à la médiumnité, pendant que je lis l’histoire des peurs, des tristesses, des colères refoulées, je sais très précisément ce à quoi pense le patient, et/ou ce qu’il en pense. Je perçois quelques fois une coupure nette entre ce dont il est conscient dans sa tête, et ce que raconte son corps. J’entends la position de chaque partie. Le corps, lui, est systématiquement heureux de mes découvertes, car c’est un peu comme s’il avait attendu des années pour que quelqu’un viennent entendre le message, vienne l’aider à se débarrasser de l’information. Je l’entends quelques fois me dire : « Et c’est seulement maintenant que tu arrives ? ».
La tête, parfois, est hagarde, se demandant ce qui se passe, ou ce que je fais là, à contrecarrer ses stratégies de contrôle via lesquelles elle s’anesthésie des sensations / émotions contenues dans le corps.
Alors, je verbalise les positions de chacune des parties, et le patient s’y reconnaît, parce que ça parle de lui, dans sa globalité, dans la complexité de tous ses vécus conscients et inconscients. La manière dont les choses sont exprimées, avec les attentes et objections des diverses parties, ça a un sens profond auquel il adhère pleinement. Ca recrée une unité de perception entre son conscient et son inconscient.
De plus, le simple fait de verbaliser, c’est déjà libérer une part de l’émotion, qui s’exprime par ma voix. Ensuite, je guide le patient à retourner au centre de son émotion, à s’y noyer en abandonnant tout contrôle pour enfin se libérer totalement de la charge énergétique qui entrave son plaisir à vivre.
Quelle différence entre ma pratique de psychothérapeute d’avant et mon travail chamanique d’aujourd’hui? Hier j’aidais les gens à reprendre le contrôle de leur vie afin de mettre en place de quoi être heureux; aujourd’hui je libère l’énergie de Vie cristallisée en eux et je les aide à s’y abandonner afin que ce soit la Vie qui s’exprime à travers eux, leur apportant bonheur et harmonie.

Autre exemple : une femme qui vient d’être violée et qui se dirige vers un psy pour guérir de son traumatisme se retrouvera au bout de quelques mois - voire années – dans un état de survie, adaptée au monde : elle aura fait tout un travail sur le sens de son agression qui lui aura rendu un peu de liberté, mais la charge énergétique toujours présente dans son corps la poussera à s’acheter une bombe lacrymogène, un Doberman, et prendre des cours de karaté. Et quiconque s’approchera d’elle un peu trop près sera suspect, au nom d’une croyance du style : « tout contact physique est dangereux », ou « si on me touche, c’est pour me battre ». Or, pour bien vivre, l’organisme a besoin d’être touché, caressé, nourri de tendresse. Et ce besoin là ne sera plus rencontré, car même quand la personne pensera être libérée de sa croyance, ça restera un leurre tant que l’évènement sera toujours inscrit dans la mémoire cellulaire via les émotions refoulées : elle acceptera peut-être la caresse, mais ne s’y abandonnera pas.
Selon mon approche chamanique énergétique, et suivant le principe physique d’action égale réaction, si elle s’est faite agresser, c’est qu’elle avait en elle une forme de violence. Ca peut provenir du fait que ne sachant pas poser de limite dans sa vie, cette incapacité est vécue comme une forme de violence envers elle-même. Et si elle ne sait pas poser de limites, c’est qu’elle a vécu des événements qui l’ont brisée à cet endroit, et pour lesquels elle n’a jamais pu libérer ses émotions, son ressenti (humiliation, manque d’amour, abandon, colère, ….). Je vais donc rechercher dans son corps là où se sont cristallisées les émotions en lien avec l’humiliation (ou la colère, …) d’avoir été soumise à une force extérieure, l’humiliation du viol n’étant qu’un rappel d’une humiliation bien plus ancienne. Et quand j’aurai trouvé, par un principe de médiumnité que je ne sais trop expliquer, je vais remettre du mouvement à cet endroit et libérer les émotions refoulées.
Une fois les émotions exprimées, l’ardoise est effacée. Plus d’action, donc plus de réaction. La personne retrouve la joie de vivre, l’événement est effacé de sa mémoire corporelle, les croyances disparaissent, et elle peut à nouveau jouir du plaisir du contact physique, des caresses.

Est-ce toujours aussi simple? Sur le plan du principe, oui. Ensuite, il y a le temps parfois nécessaire pour que la personne rassemble en elle les ressources suffisantes pour oser s’abandonner à l’expression de ses émotions refoulées. Ca peut prendre plusieurs mois, et cette phase peut se révéler pénible chez certaines personnes. Mais suite à la séance, conscient et inconscient communiquent à nouveau, ont une direction d’action commune, et vont œuvrer à la bonne fin des opérations.
Il y a quelques fois également une décision que la personne doit prendre : si l’expression de sa colère trouve son origine dans sa relation au père, et que son éducation la paralyse dans un respect de son parent tel que toute colère à son encontre lui est interdite, elle doit d’abord comprendre la différence qu’il y a entre manquer de respect vis-à-vis de son père en l’engueulant d’une part et faire preuve de respect pour sa propre vie, pour sa propre santé, en se libérant de sa colère d’autre part. Ensuite, elle doit encore prendre la décision d’aller dans ce sens. Autant je peux remettre du mouvement là où c’est figé, autant je peux aider à dissoudre ce qui est cristallisé, autant je ne peux pas prendre de décision à la place de la personne. S’il lui est impossible d’envisager une autre manière de voir les choses afin de retrouver harmonie et paix dans sa vie, je ne peux rien forcer. Cela fait partie de son chemin, et elle mettra le temps nécessaire à ce qu’elle « lâche » un jour ou l’autre. Généralement, cela se fait spontanément quand sa situation empire (maladie, accident, drame, …).

A première vue, on pourrait croire que ce n'est rien d'autre que du psychocorporel. Eh bien, oui et non.
Sur le plan du principe, c’est exactement la même chose. Sur le plan de la formation des intervenants, c’est tout à fait différent. On en revient à la comparaison entre un médecin et un guérisseur : le premier étudie des symptômes dans les livres, le deuxième fait l’expérience de la maladie dans sa vie.
L’intervenant en technique psycho-corporelle va respecter, tout comme les psychothérapeutes, un principe selon lequel le patient sait le mieux ce qui est bon pour lui. Il va être « invité » à retourner à lui, à son histoire profonde. C’est la meilleure approche qui soit et la plus sûre pour le patient, tant qu’on est dans le cadre de l’apprentissage à l’occidentale.
Mais personne n’est assez fou pour se tirer deux fois la même balle dans le pied. Donc, le patient – toujours inconsciemment - va soigneusement éviter d’aller droit au but. Il va opter pour des cercles concentriques de plus en plus rapprochés, mais qui peuvent mettre des années avant d’atteindre l’épicentre.
Le chaman, grâce à sa médiumnité, va s’identifier au patient, vivre son histoire, et pouvoir le ramener à sa blessure d’origine en ligne droite ; et là, par transfert d’énergie, il va modifier profondément la mémoire corporelle du patient en apportant les ressources adéquates. A nouveau, je ne sais trop expliquer ces principes à la fois médiumniques et de transfert d’énergie, mais jamais cette manière de faire ne heurte la personne ou ne la met sur la défensive, même si, comme je l’ai dit plus haut, il faut parfois du temps pour que se rassemblent toutes les ressources nécessaires à l’expression des émotions refoulées.
Quand je pratique de la sorte, j’ai chaque fois la sensation d’apprivoiser chez la personne la Vie qui a pris peur, de la prendre par la main, de la rassurer afin qu’elle ait à nouveau confiance pour s’exprimer librement. Je suis donc extrêmement interventionniste, mais dans un système de référence profondément écologique, au plus proche de la Vie, qui n’est pas accessible au cours d’une «formation» comme on l’entend de manière occidentale.

Philippe Lenaif